PRÊTRES CATHOLIQUES PEDOPHILES

Soudain on ne parle plus que de ça, et nous comprenons la peine des prêtres irréprochables, qui dans le contexte actuel n'osent plus esquisser envers un enfant ou un adolescent le moindre geste affectueux sans avoir à craindre d'être soupçonnés.

Mais le public a la mémoire courte. Qui se souvient des déclarations que fit l'anarchiste Narcisse Praz (éditeur il y a bien des années du journal satirique suisse romand La pilule) dans l'émission de la Télévision suisse romande Zig Zag Café, voici plusieurs mois ? (Nous rechercherons la date exacte, mais c'était en 2000 ou 2001.) Ayant été élève d'un internat catholique fameux loin à la ronde à la fois pour le niveau des études et pour les " amitiés particulières " qui s'y instauraient (encore plus qu'ailleurs semble-t-il) entre enseignants et élèves, il déclara que pratiquement tous les gosses passaient à la casserole, en particulier les premiers de classe. Il raconta selon quel scénario. Il avait senti, cruellement, son innocence bafouée. A notre connaissance, l'internat n'a opposé aucun démenti ; et l'Eglise catholique est restée dans un silence prudent, elle qui a réagi si vertement aux accusations de pédophilie lancées contre elle par la secte de l'inénarrable " Ange Raël " (accusations assurément exagérées : ce qui est excessif devient insignifiant). Nous reviendrons sur ce grave et triste sujet, mais en attendant, rappelez-vous l'adresse du Comité International pour la Dignité de l'Enfant (CIDE), av. de Florimont 24, 1006 Lausanne,
tél. 021 311 51 51, fax 021 311 51 52, www.cide.org, e-mail info@cide.org. Il est compétent pour agir et absolument digne de confiance.

Par ailleurs, en cette année 2002 qui va peut-être voir sortir de prison le " sadique de Romont ", lequel a sur la conscience plusieurs meurtres d'adolescents, nous trouvons injuste que l'indignation de celles et de ceux qui partagent - comme nous - la peine atroce des parents de ces jeunes victimes ne frappe pas AUSSI le prêtre qui abusa de Michel Peiry quand celui-ci était encore enfant. Qui désire plus de détails peut lire le chapitre sur les tueurs en série, dans le livre Un regard différent (disponible uniquement à l'adresse ci-dessous, 10 fr. suisses franco).

Et du côté des FEMMES et des ADOLESCENTES ? Petit rappel historique intéressant, dans le contexte actuel (les cardinaux américains, admonestés par le pape, déclarent qu’ils appliqueront désormais la tolérance zéro… non sans prendre la précaution de souligner que « la plupart des cas concernaient des adolescents et n’étaient donc pas de véritables cas de pédophilie») : Vers l’an 1500, le pape Pie IV « publia une ordonnance par laquelle toutes les femmes et les filles qui avaient été scandalisées et séduites par leurs confesseurs reçurent ordre de les dénoncer. Un certain nombre des principaux officiers de l’Inquisition furent choisis et autorisés par le pape pour recevoir les dépositions et punir les coupables. (…) A la fin, il parut évident au tribunal de l’Inquisition que le nombre des prêtres qui s’étaient servis de la confession auriculaire pour séduire leurs pénitentes était si grand qu’il était absolument impossible de les punir tous. L’enquête termina subitement ses travaux, et les coupables confesseurs furent laissés tranquilles et libres de continuer leurs œuvres de ténèbres ! Plusieurs autres papes ont fait de sincères efforts pour arrêter les abominations dont les confesseurs se rendent coupables : et toujours avec le même résultat. » (Extrait du livre « Le prêtre, la femme et le confessionnal » (nouvelle édition, 1925) du Père CHINIQUY, qui quitta l’Eglise de Rome et se convertit à la foi évangélique.)

Comme le rappelle excellemment le journaliste François GROSS dans « Le Temps » (12.4.98),
« le caractère sacré de ceux qui se font eunuques pour dire l’Evangile ne leur garantit aucune impunité judiciaire. Il leur confère, au contraire, une plus lourde responsabilité face à la communauté. (…) Les attoucheurs ne sont plus des intouchables. »

Quant à moi, ne voulant pas « jeter l’enfant avec l’eau du bain », je me raccroche au souvenir de prêtres admirables - car il y en a eu et il y en a : par exemple, puisqu’il est question ci-dessus du Rwanda, l’abbé Fraipont, qui consacra sa vie et ses forces aux handicapés du Home de la Vierge des Pauvres, à Gatagara (Rwanda), vivant jour après jour l’Evangile : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime».

Jusqu’à une époque relativement récente, les prêtres catholiques, à confesse, utilisaient un « Questionnaire à l’usage des confesseurs pour interroger les jeunes filles qui ne savent pas ou qui n’osent pas faire l’aveu de leurs péchés d’impureté ». La liste des “péchés que les jeunes filles commettent habituellement dans cette matière “ donne des détails d’une minutie perverse, dangereusement suggestive. Ce texte « religieux », si des extraits en étaient publiés ici, risquerait de valoir à ce site des ennuis pour cause de pornographie ! Mais vous pouvez, à la condition de certifier par écrit que vous êtes adulte et même adulte averti, en obtenir des extraits, en commandant le document « Père Chiniquy + Maltraitance et pédophilie (confér. Georges Glatz) + Liens entre sectes, satanisme, extrême droite, crimes de pédophiles et crime organisé + Désarroi actuel et quête du sens » (pour abréger : « Doc. SECTES+CHINIQUY, etc. ») (joindre 10 CHF, 10 euros ou 10 dollars).

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