Qui désire le rapport du docteur Catherine Bonnet peut me le demander
en joignant 10 francs suisses ; 10 euros ou 10 dollars pour létranger.
Mon envoi sera complété par UN DOSSIER SUR LA TRAGEDIE DU
RWANDA : ses causes, ses aspects cachés ; le rôle des Eglises
; les vraies raisons de lopération « humanitaire »
Turquoise, raisons si inavouables que fut lancé fin août
1994 un « Appel Rwanda », signé p.ex. du biologiste
Albert Jacquard, ou de Mgr Gaillot, mais que la presse - y compris les
plus prestigieux quotidiens ou même des hebdomadaires satiriques
- nosa publier, raison dEtat oblige; mais moi, je ne me soumets
pas à la raison dEtat ; alors cet appel, je le joins au dossier,
qui donne vraiment lessentiel de ce quil faut savoir pour
enfin comprendre cette tragédie.
Mais il y a de bien curieux défenseurs des droits de lhomme.
Un certain Joseph Matata, par exemple, qui tint des propos négationnistes
dun machisme odieux lors du procès, à Lausanne (avril
1999), dun bourgmestre rwandais accusé davoir activement
participé au génocide de 1994. Il répéta en
kinyarwanda ces propos au micro complaisamment tendu par M. Celsius Nsengiyumwa,
correspondant de la BBC. Pour ce Joseph Matata, qui se déclare
« militant des droits de lhomme » (au masculin seulement
?), le viol ne pouvait être que dérapage individuel dû
à une « faiblesse humaine » (devant la Cour) : «
Cest comme quelquun qui, venu pour tuer, arriverait devant
une marmite et éprouverait dabord lenvie dassouvir
sa faim » (à la BBC).
Si au moins il ne
s'agissait que d'une offense isolée à la dignité
de la femme ! En quelques lignes qui passèrent inaperçues,
la presse a récemment fustigé l'attitude du Tribunal pénal
international d'Arusha, en Tanzanie, et qui est chargé de juger
les principaux coupables du génocide rwandais : certaines questions
obscènes des juges furent une grave offense à la pudeur
des femmes victimes de viols et qui, survivantes, avaient osé déposer
plainte. Des précisions inutiles leur furent demandées,
avec rires et ricanements.
Des voix s'élèvent d'ailleurs pour dénoncer la présence,
au sein de ce tribunal, de complices des accusés, qui travaillent
sous de faux noms. On parle aussi de partage, entre avocats et accusés,
des honoraires substantiels versés aux avocats par la communauté
internationale. Inutile de préciser que ceux des violeurs qui sont
atteints du sida et qui attendent leur jugement à Arusha, ou qui
ont déjà été condamnés, bénéficient,
aux frais de cette même communauté internationale, des thérapies
appropriées, alors que celles de leurs victimes qu'ils ont contaminées
sont innombrables à dépérir (si elles survivent encore)
et ne sont pas soignées
Et un cafouillage de procédure vient de reporter d'encore six mois
le procès du pivot présumé du génocide, le
colonel Théoneste Bagosora, " comme si personne ne voulait
de ce procès-clef ", déplore " Billets d'Afrique
" de mai 2002 (Association Survie, 57, av. du Maine, F 75014 Paris,
survie@wanadoo.fr,
site www.globenet.org/survie.)
" Quand on observe la faible qualité du travail de l'accusation,
on en vient à se demander si tant d'incompétence ne confine
pas au sabotage délibéré. Qui, parmi les membres
du Conseil de Sécurité de l'ONU, ne trouve pas désormais
superflu ou dérangeant cet effort de justice ? " ajoute "
Billets d'Afrique ".